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Marmonnements le long de la route Ce n'est pas du tout une version française (bien qu'elle n'est pas en anglais non plus), mais plutôt une version alternative, peut-être moins polie, peut-être plus philosophique. En tous cas, c'est plus pour m'amuser que pour édifier mes lecteurs, s'il y en a. C'est pour ça que j'ai fait un lien tout petit et que j'ai gardé une fonte d'une assez petite taille. Pourquoi donc écrire ici plutôt que dans un petit carnet que je peux garder tout paisiblement dans ma poche? Ça m'amuse, c'est tout. Et puis, il me faudra l'augmenter chaque jour (ou non) pour mes lecteurs imaginaires. On peut d'ailleurs compter voir pas mal de solécismes, fautes de grammaire, et ortografe épouvantable. J'ai fait pas mal mes dictées, il était une fois, mais cette fois remonte à près de quarante ans. Quant à notre voyage, je dois rire lorsque je pense à ce que je considère comme un grand voyage. C'èst à dire, quelconque voyage qui nous mène hors de la Nouvelle Angleterre, ce que nous faisons assez rarement. La bouffe dans le sud des É-U est parfois écoeurante, mais nous avons eu de la chance, et nous ne sommes pas encore empoisonnés. Nous avons même mangé quelques assez bons repas. Pourtant, le voyageur ferait mieux d'apporter des vivres "au cas où". Ce n'est que notre premier jour en Floride, mais il pleuvait la plupart du jour, et on pense parfois, Sunshine State mon cul. Mais il est censé faire beau demain, et d'ailleurs, il fera ce qu'il fera malgré nos protestations. En fait, nous n'avons rien d'important à nous plaindre, ce que nous oublions de temps en temps. Pour quelque raison idiote, on tolère souvent mieux les choses les plus pénibles plutôt que les petites ennuies. Je n'ai pas beaucoup à dire ces derniers jours. On est trop fatigué à la fin du soir pour vouloir jouer le philosophe (ou même le journaliste). On aime surtout faire remarquer quelques faits divers ainsi que des choses insolites qui peut amuser (ou énerver, selon la circonstance). Aujourd'hui? Je ne me souviens pas de grand' chose qui n'est pas notée dans le récit anglais. C'est fou comment les soeurs s'énervent avec leurs taquineries. Il est bien moins stressant de laisser tomber les ressentiments, sinon les souvenirs, d'enfance. La petite a essayer de faire s'enraciner un ananas. À ce qu'il paraît, on peut attendre des années avant que le fruit pousse. Pourtant, dès que ça arrive, ledit fruit mûrirait assez vite. La problème, c'est que les petites bêtes du quartier remarqueront généralement le morceau juteux avant qu'on peut le récolter. À l'heure qu'il est, on est dans cette période entre la parution du fruit et la récolte. On attend et on guette. Les lézardes des alentours me font toujours rire. Tant que j'ai habité le "nord gelé" toute ma vie, je trouve ces petits reptiliens invraisemblable comme bestioles du cour. Ils sont si nombreux qu'on remarque à peine leur frénétique va et vien autour de la maison. La circulation ici est vraiment bien pire qu'au nord. On ne peut presque jamais conduire sur la 95 sans être tout à fait arêté à plusieurs reprises, à n'importe quelle heure. La vue vers le sud était couverte par une legère brume que j'ai nommé Miasmi. Puisque c'était aujourd'hui mon anniversaire, nous sommes allés à la plage Haulover où nous avons mis nos costumes de naissance pour nager. J'ai évité quand même de me faire circoncire par un requin. Cependant, au retour à la maison, nous n'avons pas pu éviter d'être mordu par plusieurs maringouins. C'était sans doute à cause de ma douceur. Quand à Susan, chaque maringouin son goût. Ce n'est que 65° cet après midi (samedi), mais tant que c'est la fin de semaine, nous n'aimons pas faire les touristes à cause des foules partout. Au lieu de feindre d'être utiles, nous avons fait honnêtement les paresseux. Il fait plutôt frais. Nous avons donc raté encore une fois la plage. Peut-être demain. L'après-demain c'est notre dernier jour ici. La soeur a écrasé (encore une fois) sa voiture. On ne sait pas trop comment. Tout le monde chez ici est enrhumé (encore une fois), et on espère être épargné (encore une fois). Jusqu'à maintenant, on est en effet encore épargné en dépit de tous les sales mômes qui grouillent autour de nous avec leurs toussements and leurs éternuements. On verra. Ce voyage commence à me sembler un peu, euh, hâtif. On n'est pas aussi détendu que l'année derniere, mais ça veut dire qu'il faut essayer d'être plus conscient. On est allé à la plage une dernière fois. L'air faisait beau, mais il y avait un peu de brise et il est devenu un peu frais avant la fin de l'après-midi. Il y a là beaucoup de gens qui s'étirent sur le sable chaque jour pendant des heurs. Bien que j'aime la grève, ça m'ennuyerait avant peu. D'ailleurs, on a vu assez de grosses bedaines. J'ai oublié tout ce que j'avais envie d'écrire. Nous avons quitté le sud de l'état. Les rues sont un peu moins bondées, mais on se sent un peu trop près de Mickey et ses amis. C'est un drôle d'endroit, Orlando. La vocabulaire me manque pour décrire les gens qui mènent la conférence -- gérants reptiliens, représentants prédateurs, mais aussi des gens normaux et gentils. J'ai malgré moi appris quelque peu, et ces deux jours nous ont laissé détendre après la vie farfelue de nos Miamiennes. La circulation est redevenue épouvantable. Ça ne me semble pas normale hors de Boston ou New York, mais à ce qu'il paraît, la Floride en est affligée de haut en bas. Nous sommes à présent en Géorgie, dont je n'en sais pas beaucoup. On sait qu'Atlanta est connue pour ses boutiques souterraines et ses gens d'affaires trop ambitieux. Savannah est belle comme on veut, et ses habitants comptent parmi eux beaucoup d'artistes et géniales ivrognes. Pour le reste, il me semble que la Géorgie ne vaut pas grand'chose à part quelques pèches et arachides. Ça me rapelle que pendant notre dernier passage dans la Géorgie, nous nous sommes arêtés pour mettre l'essence et aller aux toilettes. Juste au dessous du siège, le bord de la cuvette était couvert de merde. Charmant souvenir de la région, qui était autrement assez belle, quoique plutôt pauvre. On est enfin rentré chez nous vers minuit. Dès que je suis un peu moins extenué, je compte écrire quelques mots pour terminer (ou continuer) ce récit.
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